| QUELLE
EST LA SITUATION ACTUELLE : La Convention a été adoptée
par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre
2006, elle a été proposée à la signature le 30 mars
2007 au siège de l'ONU à New York. Lors de l'ouverture à
la signature, 82 pays, nombre sans précédent, ont signé la
Convention, 44 ont signé le Protocole facultatif annexé à
la Convention et un pays, la Jamaïque, a ratifié la Convention. A
la date du 26 août 2008, 130 pays ont signé la Convention,
71 ont signé le Protocole facultatif, 34 ont ratifié
la Convention dont l'Inde, l'Australie et la Chine et 20 ont ratifié
également le Protocole facultatif, dont la Hongrie, l'Espagne et le Brésil. La
liste à jour des pays signataires est accessible sur : http://www.un.org/disabilities/default.asp?id=169 A
ce jour la France a signé la Convention, mais n'a pas ratifié ni
la Convention ni le Protocole facultatif. Lorsqu'un
gouvernement signe la Convention, il montre par là même qu'il soutient
d'une manière globale les principes exprimés par la Convention.
Il indique ainsi son intention, à terme, de faire rentrer ces principes
dans le champ de la Loi. Cependant la signature de la Convention par un gouvernement
ne l'astreint pas à prendre des mesures au plan intérieur qui respectent
les termes de la Convention. . Seule la ratification de la Convention l'engage
véritablement. Dès
lors qu'il a signé la Convention, un gouvernement peut choisir de ratifier
la Convention et de devenir ainsi un Etat partie à la Convention. A ce
stade cet Etat est tenu de respecter les articles de la Convention et de se conformer
à ces articles au titre des règles internationales. L'ESSENTIEL
DE LA CONVENTION La Convention définit " les personnes
handicapées " comme celles atteintes d'une incapacité physique,
mentale, intellectuelle, ou sensorielle durable qui, en raison de différents
obstacles peut entraver leur participation entière et effective à
la vie de la société, cette participation étant évaluée
sur la base de l'égalité entre les personnes. Le
but essentiel de la Convention des Nations Unies relative aux Droits des personnes
handicapées est de : Promouvoir,
protéger et garantir aux personnes handicapées le plein accès
aux Droits de l'homme et aux libertés fondamentales. Les
valeurs fondamentales qui sous-tendent la Convention sont les suivantes :
Respect de la dignité
inhérente à la personne, autonomie individuelle incluant la liberté
de faire ses propres choix, 
L'interdiction de la discrimination
fondée sur le handicap, 
L'insertion et la participation
pleine et entière des personnes handicapées à la vie de la
société, 
L'égalité
des chances et la pleine jouissance de la vie sur un pied d'égalité,

L'accessibilité 
L'égalité
entre hommes et femmes 
Le respect des capacités
de développement de l'enfant handicapé, et le respect de ses droits
quant à la préservation de son identité. La
Convention peut donc avoir des conséquences considérables sur le
mode de vie des personnes handicapées vivant de par le monde, en particulier
les nombreuses personnes atteintes de SEP. Face
à l'impact financier que pourrait entraîner la mise en pratique de
la Convention, l'ONU a adopté une position réaliste. L'article 2
de la Convention stipule que " par aménagement raisonnable, on entend
les modifications et ajustements nécessaires et appropriés n'imposant
pas de charge disproportionnée " pour assurer aux personnes handicapées,
sur la base de l'égalité, l'accès aux droits de l'homme et
aux libertés fondamentales. Un
Comité des Nations Unies pour les Droits des personnes handicapées
sera instauré pour surveiller la mise en uvre par les gouvernements
de la Convention et du Protocole facultatif. Le Protocole facultatif, qui accompagne
la Convention, autorise le Comité des Nations Unies à recevoir et
à prendre en compte les plaintes émises par des particuliers ou
par des organismes agissant au nom de particuliers ou de groupes de particuliers
qui se déclarent victimes d'une violation des clauses de la Convention.
La plainte n'est pas recevable si elle concerne un Etat partie à la Convention
qui n'est pas Etat partie au Protocole facultatif. En d'autres termes, des particuliers
et des groupes de particuliers auront le droit d'adresser une pétition
au Comité des Nations Unies, à partir du moment où ils auront
épuisé tous les recours envers leur propre pays, et à condition
que cet Etat soit Etat partie au Protocole facultatif. Les
Nations Unies ont dédié une page spéciale sur leur site Internet
pour présenter le contenu de la Convention et de son Protocole facultatif
: http://www.un.org/esa/socdev/enable/rights/ahc8docs/ahcfinalrepf.doc
Signer la pétition ?
Relations
entre la Convention des Nations Unies et les Principes pour promouvoir la qualité
de vie des personnes atteintes de SEP ? |